PETITION 601 Signatures le 27 février 2012

mercredi 23 mai 2012

Quelques informations

Comme il en avait été convenu lors de la réunion du 10 mars 2012 des membres de l'association nous continuons de vous tenir informés de notre avancement. Nous continuons de nous battre pour la défense de la façade et pour obtenir le plus de garanties possibles sur sa préservation même si nous avons conscience que nous œuvrons pour des améliorations à la marge.
Il reste en effet très important de maintenir une certaine pression sur la commune, le promoteur et l'architecte notamment pour conserver au mieux les caractéristiques de la façade et ce même si nous ne sommes pas d'accord avec la destination du bâtiment.

C'est pourquoi nous nous sommes attachés à maintenir le dialogue avec l'architecte et les services communaux.
Nous avons ainsi rencontré M Julien Rousseau du cabinet Fresh Architecture, lequel nous a expliqué sa démarche tandis que nous lui avons fait part de nos remarques quant a la préservation de la façade.
Nous avons à cet effet consigné et réuni nos remarques qui ont été transmises aux services techniques de la ville et à l'architecte des bâtiments de France, Me Dupas. Celles ci sont consultables en ligne.

Lors de notre rencontre avec l'architecte, le projet était au point mort. M. Rousseau qui avait pris en compte les remarques de l'A.B.F. avait en effet finalisé la première phase d'esquisse et attendait de reprendre le projet.
Nous ne savons toujours pas à l’heure actuelle la date précise du dépôt du permis de construire.
Un article de la revue Le Moniteur du 23 mars 2012 mentionne un dépôt de permis de construire pour juin mais aucune information officielle n’a à ce jour été communiquée permettant de confirmer cette date.
Une fois cette date connue, le délai d'instruction sera de 6 mois dans la mesure où le bâtiment se trouve dans un site inscrit et dans le périmètre de protection d'un monument historique classé (Pavillon de Navarre) nécessitant l'avis de l'A.B.F.
Nous rencontrerons à nouveau l'agence Fresh dès que le projet aura avancé.

Par ailleurs nous avons rencontré M. Waintraub et M. Brons de Nexity, nous leur avons expliqué notre position et notre démarche et leur avons fait part de nos remarques concernant les éléments forts de la façade. Nous leur avons demandé quels étaient les garanties de maintien et de protection de la façade lors de la mise œuvre du projet, eu égard a la complexité de ce type de chantier.
Sur ce point les promoteurs nous ont répondu que si aucun risque ne pouvait être totalement exclu, un budget était prévu à cet effet (environ 15% du montant des travaux).

Nous avons pu rencontrer Me Dupas, architecte des bâtiments de France adjointe de Me Barry du STAP 94 (Service territorial d'architecture et de patrimoine du Val de marne), responsable du secteur de Charenton.
Cette rencontre nous a permis d'apprendre qu'elle ne pouvait revenir sur l'avis de son prédécesseur.
Ainsi, si elle met tout en œuvre pour préserver la cohérence de la façade sur les avenues, concernant la façade arrière, seul le maintien très partiel de quelques fragments semble envisageable. Cela est du à la nature du programme qui lui,ne relève pas de la compétence de l'A.B.F. : le bâtiment d'origine est assez étroit, correspondant à la largeur d'une classe et d'un couloir, environ 9 à 10 m, le bâtiment projeté est un projet de logementsclassique et requiertune épaisseur plus importante. Seul un projet de logements plus atypiques aurait pu préserver l’épaisseur d’origine.
Me Dupas est engagée et investie par rapport à ce projet avec l'objectif de défendre le plus possible le bâtiment et sa cohérence. Nous lui avons fait part de la nécessité de maintenir une cohérence et une homogénéité des« trois » façades du bâtiment dans le nouveau projet (pan coupé d'angle, façade Gravelle et façade Jaurès), homogénéité qui a été perdue dans ce dernier d’après les images que nous avons pu voir.

Me Dupas a insisté également sur la conservation du volume construit derrière le fronton au dernier étage et non pas du seul fronton. Elle a également demandé que soit maintenu le couronnement du bâtiment constitué par la protection formée des potelets en brique et d’un remplissage en ferronnerie formant garde-corps.
Elle a également insisté pour que le bâtiment ne flotte pas comme cela apparaît sur les visuels présentés à la population : soubassement très vitré jusqu'au sol entre de minces poteaux conférant une trop grande légèreté, le bâtiment perdant son assise. Elle a également insisté pour qu'il n'y ait pas de balcons saillants sur les avenues comme cela figurait sur les esquisses présentées.
Enfin, le creusement des loggias sur toute la hauteur et les gardes corps en verre affirment la verticalité au détriment de l'horizontalité, les deux dimensions étant pourtant très équilibrées dans le bâtiment actuel du groupe scolaire-lycée. Retrouver les horizontales des allèges existantes nécessite de récupérer la brique existante ; dans quelle mesure cela est-il faisable? La mise en œuvre, l'apport de briques neuves risquerait de créer un trop fort contraste avec les briques existantes qui ont leurpropre « patine » due autemps.

Il faut que le bâtiment, à travers le nouveau projet, continue de retentir dans le paysage urbain. Il faut que l'on ressente que ce nouveau projet est issu du bâtiment du lycée, cela à titre mémoriel et sentimental, même si l’opération relève pour une grande part du
«façadisme».

Nous restons disponibles pour toute remarque même si vous ne nous voyez plus sur le marché les samedi matin, à travers ce blog ,par notre adresse mail ou boîte postale pour ceux qui ne possèdent pas de mail.

Nous vous adressons nos salutations les plus cordiales, à bientôt.

L'association

Agnès Paty
Christine Rousseau
Gérard Moens
Xavier Moens

dimanche 15 avril 2012

Lettre envoyée aux adhérents avant la réunion du 10 mars 2012 des membres de l'association


Chers habitants et signataires de la pétition pour la sauvegarde du groupe scolaire Jean-Jaurès


comme nous l’avions annoncé, le projet retenu par le Maire de Charenton-le-Pont, M. J.-M. Brétillon, a été présenté le 8 février dernier. Peut-être d’ailleurs avez-vous pu le découvrir lors de sa présentation en Mairie. Pour rappel, il s’agit d’un projet de 77 logements en accession à la propriété (a priori de standing) avec une salle communale d’environ 400 m2, un parking privé et un parking public de 100 places.
L’architecte en est l’agence Fresh architecture, et le promoteur, Nexity, qui bénéficiait d’une exclusivité sur le terrain suite à la vente du terrain du lycée Schuman à la ville. Le projet de l’atelier d’architecture Fresh traite le programme en créant un bâtiment neuf en retrait, derrière la façade existante maintenue, mais fortement remaniée.


I. Historique de l’opération

Pour comprendre cette situation, il nous faut revenir en arrière et brosser le contexte du processus de l’opération conduite par la municipalité.
Le lycée Jean-Jaurès est désaffecté depuis 2009 à la suite de son déplacement dans le nouveau lycée Robert-Schuman. L’idée pertinente d’y installer un collège avait été avancée par la FCPE mais après renseignements pris auprès du Conseil Général, les Départements étant par ailleurs responsables des collèges, le principe d’un second collège à Charenton-le-Pont n’est pas envisageable avant 2017. D’autre part, le Conseil Général serait rarement favorable aux reconversions, cette piste nous est donc apparue comme ne devant pas être privilégiée.
Par ailleurs, la construction des lycées relevant de la Région, les villes devant fournir gracieusement un terrain, la commune a acheté l’actuel terrain du lycée Robert-Schuman à Nexity avec une clause de préférence pour l’acquisition du terrain du lycée Jean-Jaurès, propriété retournée à la commune après la construction du lycée Robert-Schuman.
Depuis la désaffectation du lycée Jean-Jaurès en 2009, la Mairie n’a pas communiqué sur le devenir de ce dernier, et ce n’est qu’après notre interpellation de M. le Maire début 2011, suite à notre questionnement sur l’avenir de cet élément de patrimoine remarquable que nous voyions désaffecté, que nous avons appris les intentions de la commune, à savoir qu’une consultation était engagée ou en voie de l’être sans que le programme prévu ne soit révélé.
Le conseil municipal du 26 mai a déclenché notre mobilisation et la création de notre association, suite au vote du déclassement de la parcelle du patrimoine communal.
Nous avons alerté les élus et les habitants à travers une lettre ouverte et lancé la signature d’une pétition pour laquelle nous avons obtenu 600 signatures et l’appui d’experts (Mme Schmückle-Mollard, Architecte en chef des monuments historiques et MM. Roland Recht, professeur au Collège de France, membre de l'Institut, Gérard Monnier, Professeur émérite de l'Université Paris 1, Michel Cantal-Dupart, architecte-urbaniste, Jean-Paul Philippon, architecte DPLG) qui nous ont permis d’établir un rapport de force, mais un rapport de force insuffisant pour remettre en cause totalement le programme et le projet qui, pendant ce temps, avançait rapidement sans d’ailleurs aucune volonté de la Mairie de communiquer clairement avec les habitants sur le devenir de leur patrimoine.
Nous étions en outre d’emblée persuadés de la nécessité d’une réflexion préalable à l’échelle de la totalité de la parcelle par la Mairie et ce avant toute prise de décision. Ce qui ne fut pas le cas. Il fut alors décidé d’un découpage simple en deux lots l’un affecté à une future école élémentaire financée par la construction de logements sur le second lot correspondant à l’ancien lycée Jean-Jaurès donnant sur les avenues de Gravelle et Jaurès. A cet égard, nous regrettons que la volonté de la ville de réaliser une « opération blanche » ait prévalu sur une réflexion plus approfondie sur le patrimoine communal.
La parcelle d’une surface totale de plus de 4000 m² est en effet traversante entre les avenues de Gravelle, Jean-Jaurès et Anatole-France et inclut aussi un autre élément de patrimoine, la plus ancienne école maternelle de Charenton-le-Pont construite par l’architecte Germain-Léandre Gravereaux en 1887, également auteur des plans d’agrandissement de la Mairie.
Nous nous sommes trouvés face au fait accompli d’un projet de logements.
Pendant 6 mois nous avons été présents sur le marché tous les samedis matin à la rencontre des habitants pour recueillir les pétitions et avons pu échanger avec les signataires sur les motivations des uns et des autres à propos des modalités de la sauvegarde et de la reconversion de Jean-Jaurès.
Si notre volonté initiale était conduite par un projet public de médiathèque que nous donnions en exemple, il convenait aussi de prendre en compte cette diversité d’opinions sur la reconversion du bâtiment (école, médiathèque, services communaux, archives, logements sociaux, lofts, ateliers d’artistes, certains pensaient même que le projet ne pouvait être autre qu’une école ne doutant pas que la nouvelle école prévue par la mairie y trouverait place - confusion qui fut bien utile à la Mairie).
Le rapport de force que nous avons pu, en tant qu’association instaurer avec la mairie s’est ainsi construit sur 600 signatures reflétant ces diverses opinions et mobilisant le plus grand nombre d’habitants pour la sauvegarde du bâtiment.


II. Le projet de l’agence Fresh

Voici ce que nous avons perçu et compris des esquisses présentées en Mairie. Le projet présenté prend en compte la façade du bâtiment existant. C’est là, pour nous, un élément important : il n’y a pas eu table rase comme le prévoyait la Mairie quoi qu’elle en dise en dehors du pan coupé qui devait être préservé au PADD de la commune ; l’originalité de sa façade est en partie conservée. Toutefois, si cette façade n’a pas été détruite, mais conservée, elle a été en grande partie transformée. En effet, au dessin de la façade qui organise une forte horizontalité du bâtiment d’origine engendrée par les allèges et les linteaux de couleur blanche s’est substituée la verticalité de grandes arches ouvertes dans lesquelles ont été insérées des loggias.
Ces grandes arches apparaissent en conséquence directe du programme de logements - voulus par la Mairie - qui crée 3 niveaux dans les 2 niveaux actuels correspondants, à l’époque, aux hauteurs des classes de 4m20 sous plafond. La façade a par conséquent bien été modifiée en ce sens qu’elle a « épaissi » ; elle a pris de la profondeur du fait de la création de ces loggias qui – répétons-le – n’existaient pas dans l’ancien bâtiment. C’est là, nous semble-t-il, le point décisif et, sans doute, le plus difficile à apprécier. Qu’en est-il aujourd’hui du bâtiment et de la façade originels ? Ont-ils été ensevelis, masqués, voire détruits par le projet proposé ?
Du point de vue du principal matériau, la brique, qui confère au bâtiment son caractère remarquable, les reliefs qu’elle prend, la modénature (l’ornementation) dont elle est le support, ont été globalement conservés sur le pan coupé de l’angle conservé au Plan local d’urbanisme (PADD) ; il en est de même du rythme des travées sur les avenues de Gravelle et Jaurès mais les éléments (allèges) marquant l’horizontalité ont disparu : on ne retrouve plus la lecture de la géométrie de la façade qui donnait tout son sens au bâtiment dans son contexte urbain, à savoir l’horizontalité des allèges agissant comme un « trait-d’union » entre le centre ville et le bois.
Autrement dit, du point de vue du matériau lui-même et de sa mise en œuvre, la façade a été maintenue mais elle a été en même temps modifiée. C’est un premier constat sur lequel il est, pour nous, difficile de ne pas trancher. Mais trancher trop vite ou mal peut signifier perdre l’axe de notre bataille. Reposons encore une fois la question : fallait-il refuser le nouveau projet au prétexte de cette transformation ? Comment réagir ? Comment poursuivre l’action entreprise depuis juillet 2011 ? Fallait-il rompre tous les liens avec la Mairie ? Ne pas entreprendre une concertation avec l’agence d’architecture ?


III. Comment poursuivre efficacement la mobilisation

Notre analyse se poursuit de la façon suivante mais de façon tout aussi contradictoire et mitigée que précédemment.
Ce projet tel qu’il s’esquisse aujourd’hui, dans sa toute première phase d’élaboration – c’est-à-dire par le biais de quelques images –, ne répond pas à nos attentes de départ. Celles que nous avions exprimées dans le document de fondation de notre Association. Nous avions en effet souhaité que l’intégrité du bâtiment soit maintenue et que le projet retenu ne glisse pas vers le seul jeu d’une façade comme c’est la cas aujourd’hui. Pourquoi ?

Parce que, pour nous, l’intégrité du bâtiment associe enveloppe (façades) et espace intérieur comme étant deux éléments indissociables, car ce sont eux qui fondent la cohérence du bâtiment ; ce qui ne veut pas dire que celui-ci ne doit pas être remanié et adapté à une nouvelle fonction, mais il doit l’être dans le respect d’une cohérence entre espace intérieur et façades.
Or, il ne reste du bâtiment d’origine qu’une façade qui a été de surcroît remaniée et, la façade arrière n’existe plus dans le projet du fait de l’épaisseur du nouveau bâtiment nécessaire pour contenir le nouveau programme. D’autres typologies de logements (lofts, triplex) auraient été peut-être été plus appropriées et auraient sans doute permis de conserver la répartition sur deux niveaux.
Voici pour le constat. Alors que faire ?

Dans l’état actuel des choses il faut tout d’abord se rendre à l’évidence que notre action a permis de sauver la seule façade que M. le Maire s’est résolu à conserver grâce à la mobilisation des habitants, leurs 600 signatures témoignant de leur profond attachement à leur patrimoine. Tel a été l’état du rapport de force avec la Mairie jusqu’à son choix définitif du projet. Cette situation ambiguë, paradoxale, contradictoire ne constitue qu’un moindre mal et nous n’avons pu obtenir ce pour quoi nous nous sommes mobilisés : la sauvegarde du bâtiment et sa reconversion.
Mais nous ne devons pas oublier que sans cette mobilisation le bâtiment était voué à la destruction.
Qu’en conclure ? Quelle peut être notre position à court et moyen terme ? Comment avancer ?

Notre position est que nous sommes aujourd’hui parfaitement conscients qu’il sera difficile d’obtenir plus que la seule conservation de la façade. Mais nous voulons répéter que c’est le programme de logements même décidé par M. le Maire qui ne permet pas, par sa nature, de maintenir le bâtiment dans son intégrité tel que nous le demandions, et ce malgré la mobilisation et la pression constante que nous avons pu obtenir grâce aux habitants vis-à-vis de la Mairie. La mobilisation a été assez forte mais insuffisante pour que soit créé un rapport de force d’une autre ampleur, tel que la Mairie reconsidère le programme. Le problème de fond est là.

C’est pourquoi, après une mûre réflexion, nous pensons aujourd’hui qu’il est nécessaire de continuer à nous engager à préserver le mieux possible la façade dans un travail de dialogue avec les acteurs du projet, les services techniques et l’agence Fresh, puisque cela s'avère possible.

Au niveau de l’Association, la mobilisation a cependant permis de montrer que l’attachement des habitants à leur patrimoine n’est pas une vue de l’esprit, elle a rendu possible l'ouverture d'un débat sur le patrimoine, l’architecture et l’urbanisme de la commune. Elle a permis également de transmettre un message aux élus de notre ville : le patrimoine est un lien fort non seulement entre les habitants mais aussi entre les générations ; il crée un ancrage dans une histoire, une culture, une continuité et nous avons une dette à cet égard envers les générations futures. « Ce n’est pas l’âge d’un monument qui le rend parfois précieux aux habitants, mais toutes sortes d’évocations, certaines sentimentales donc d’autant plus profondes, qui attachent à ce monument la valeur que l’on accorderait peut-être pas à un paradigme architectural du Moyen Âge ou du classicisme. Ce sont de tels liens qui, autour d’un héritage commun, soudent en communauté les habitants d’une ville. C’est même la définition du patrimoine »  (Roland Recht, Le Journal des arts, 18 novembre 2011).

Nous ne manquerons pas de vous informer des conclusions de la réunion du 10 mars avec les adhérents et de l’évolution  de nos démarches.

Pour l’association,
Agnès Paty, architecte, Christine Rousseau, juriste,
Gérard Moens, juriste, Xavier Moens, architecte

Nous réaffirmons que, conformément à nos statuts, notre association est indépendante de toute appartenance politique. 

dimanche 26 février 2012

Disparition d'une adhérente

L'association a le regret de vous informer du décès survenu le 18 février de Mme  Jeannine Champenois, habitante de Charenton depuis 1957.
Madame Champenois, ancienne enseignante de l'école Arstide Briand avait naturellement accepté d'adhérer à notre objectif.

Nous nous associons à la peine de ses proches.

Les obsèques auront lieu mardi 28 février à 15 heures en l'église St Pierre de Charenton et l'inhumation à 16h30 au cimetière ancien de Charenton avenue de Gravelle.


Pour l'association
Agnès Paty, Christine Rousseau, Gérard Moens, Xavier Moens

lundi 20 février 2012

vendredi 3 février 2012

Exposition du nouveau projet


Le mercredi 8 février, le projet choisi par la municipalité pour l'ancien groupe scolaire Jean Jaures sera présenté à la Mairie en salle du conseil municipal et monsieur le Maire sera présent à 18h pour répondre aux questions des habitants.


Le projet de l'agence Fresh architecture désigné pour cette opération sera ensuite exposé pendant 10 jours dans la salle Séguier au rez-de-chaussée de l'Hôtel de ville.


Il nous semble important d'être le plus nombreux possible lors de cette présentation par Monsieur Brétillon afin de prendre connaissance du projet, de pouvoir poser nos questions et surtout de voir dans quelle mesure l'intégrité du bâtiment et de son architecture ont été respectés après la mobilisation et votre soutien.



A cet effet nous donnons le lien de l'article consacré au projet pour Jean Jaures sur le site charenton.fr ainsi que le lien vers le site de l'agence Fresh architecture qui doit mettre prochainement en ligne son projet


Comptant sur votre présence et vous remerciant encore de votre soutien nous vous adressons nos salutations les plus cordiales



Horaires d'ouverture de la salle Séguier:
Du lundi au vendredi de 16h à 18h et le samedi de 10h à 12h.



Liens vers l'article consacré à l'exposition sur le site de la commune.
http://www.charenton.fr/urbanisme/gravelleAnatoleFranceJeanJaures.php

Lien vers le site de Fresh architecture
http://www.fresharchitectures.eu/



Agnès Paty, Christine Rousseau, Gérard Moens, Xavier Moens

samedi 14 janvier 2012

jeudi 5 janvier 2012



L'association vous presente ses voeux les meilleurs
 pour cette année 2012

Année au cours de laquelle nous resterons très mobilisés et très vigilants et continuerons de tout mettre en œuvre pour empêcher la destruction du groupe scolaire Jean-Jaurès

Nous avons le plaisir de vous informer que nous participerons au Café citoyen qui se tiendra à Charenton le mardi 10 janvier à 19h au café-restaurant "Les Agapes", 32 avenue Jean-Jaurès en face du groupe scolaire.
Venez nous retrouver nombreux, nous pourrons dialoguer sur le thème du patrimoine local et communal entre habitants de la communauté de communes de Charenton-St Maurice, membres de l'association, signataires de la pétition et autres associations
           

        


jeudi 15 décembre 2011

Dialogue impossible ?


Mesdames, messieurs,


nous vous informons que nous avons rencontré Monsieur le Maire aujourd’hui 14 décembre à la Mairie, cette rencontre s’est faite à la demande de M. Jean Marie Brétillon lui-même qui m’avait téléphoné.


M. le Maire souhaitait, en effet, me rencontrer afin de me montrer les différents projets concernant l’ancien groupe scolaire Jean-Jaures et notamment celui retenu lors de la commission générale du 7 novembre dernier me précisant que ce projet était susceptible d’aller dans notre sens…M. Brétillon m’a indiqué lors de cette conversation téléphonique qu’il souhaitait que je ne vienne qu’avec des charentonnais à l’exclusion de mauriciens et de parisiens et que c’est en tant que charentonnais qu’il souhaitait me rencontrer et non en tant que vice-président de notre association ce qui excluait de fait notre présidente Me Agnès Paty, mauricienne. Je lui ai répondu que je prendrais volontiers connaissance des projets retenus mais à la condition sine qua non que soient présents les 4 membres du bureau de notre association.

Rendez-vous fut pris sans que cette condition ait été expressément refusée par M. Brétillon. C’est ainsi que les membres du bureau et moi-même nous sommes rendus au rendez vous et que M. le Maire a refusé de leur présenter les différents projets dont celui retenu n’acceptant de dévoiler ces projets qu’à moi-même en qualité de charentonnais et d’architecte à l’exclusion des 3 autres membres, et cela, alors même qu’il nous avait reçus en qualité d’association le 3 novembre dernier.
Nous restons étonnés de ce brusque revirement.


Bien respectueusement



Xavier Moens
Vice-président de l’association

jeudi 27 octobre 2011

Quelques nouvelles

Après la trêve estivale, nous restons plus que jamais mobilisés pour la sauvegarde et la reconversion du groupe scolaire Jean-Jaurès de Charenton, bâtiment emblématique de notre patrimoine charentonnais. Vous nous avez sûrement rencontrés sur le marché de Charenton, ou lors du forum des associations ou bien encore vous avez lu notre lettre ouverte et peut être déjà signé notre pétition. Nous continuons à mobiliser les Charentonnais ainsi que toute personne qui a à cœur la sauvegarde de ce bâtiment et pour qui la conservation du patrimoine architectural communal, notre bien commun, est un devoir vis à vis des générations futures.

À plusieurs reprises, sur le marché ou lors de manifestations communales, nous avons rencontré des élus de la majorité du conseil municipal ; ces rencontres ont souvent été pour le moins animées. En effet, certains parmi les élus ne sont toujours pas convaincus du caractère citoyen de notre action et pensent qu’il s’agit là de l’œuvre occulte d’un parti politique. Notre implication pour la sauvegarde et la reconversion du groupe scolaire Jean-Jaurès, loin d’une opposition de principe, témoigne de notre engagement pour le patrimoine de notre ville, à laquelle nous sommes légitimement attachés en tant que citoyens. Et, en interrogeant les acteurs principaux de notre ville, les habitants, nous ne faisons que pallier le manque indéniable de concertation et de communication de l’équipe municipale qui en ce moment ne semble pas comprendre que nous œuvrons dans un sens qui pourrait en fait lui être bien utile. Nous nous étonnons en effet qu’une équipe municipale si dynamique et sensible aux problématiques environnementales actuelles comme en témoigne par exemple l’indéniable qualité environnementale et architecturale du lycée Schuman, n’ait pas manifesté sa volonté de conserver et réutiliser ce bâtiment emblématique.

Nous nous efforçons d’obtenir auprès de Monsieur le Maire que des informations concrètes soient rendues publiques sur la situation du futur projet qu’il a initié sur le terrain de l’ancien groupe scolaire Jaurès. Dans ce sens, nous allons tenter d’obtenir un rendez-vous avec monsieur Brétillon et monsieur Gicquiel, premier maire-adjoint, afin de recueillir auprès d’eux des informations précises sur l’avenir du groupe scolaire Jean-Jaurès ; nous espérons beaucoup de cette rencontre et ne manquerons pas de vous tenir informés.

Il est grand temps que nos élus exposent clairement leurs projets, le bulletin municipal reste trop lacunaire. Beaucoup de nos concitoyens pensent que le projet porte avant tout ou seulement sur une école élémentaire – projet répondant indéniablement à de réels besoins – et associent automatiquement le fait qu’il s’agisse d’un programme scolaire à la conservation-réhabilitation du groupe scolaire Jaurès. La Mairie profite d’ailleurs indirectement de cette « ambiguïté » car nombreux sont ceux qui n’imaginent même pas la possibilité de la disparition de l’ancien groupe scolaire, soit parce qu’ils y furent élèves soit parce qu’ils sont attachés à notre patrimoine communal. En effet, la parcelle d’origine de 4178 m2 selon les chiffres entendus au Conseil municipal, est aujourd’hui partagée en deux parcelles, l’une donnant sur l’avenue Anatole France, de 1740m², l’autre donnant sur l’avenue de Gravelle et sur l’avenue Jean-Jaurès, de 2438m². Ainsi l’école élémentaire est-elle un projet public, prévu sur l’avenue Anatole-France, tandis que la seconde parcelle où se trouve le groupe scolaire Jean-Jaurès doit donner lieu à un tout autre projet.

Cette propriété communale dont le déclassement a été voté au Conseil municipal est destinée à un projet de construction privée. Ici, c’est donc un projet d’utilité publique qui risque de masquer une autre réalité, celle d’une opération immobilière privée au mépris d’un patrimoine communal répertorié dans la base Mérimée du Ministère de la Culture et de la communication. Une démarche patrimoniale de progrès serait de conserver les témoignages de notre histoire afin d’être fier de la voir se poursuivre en leur donnant une deuxième vie. Ainsi qu’il nous l’a été confirmé par les structures habilitées et spécialistes du patrimoine, seule la mobilisation des habitants nous permettra d’assurer la sauvegarde et la reconversion du bâtiment.

A Saint-Maurice, la mobilisation des habitants et commerçants a conduit la ville à entreprendre le rachat du cinéma le Capitole pour lui rendre sa vocation de cinéma de quartier permettant ainsi dans une démarche exemplaire de sauvegarder un bâtiment remarquable tout en contribuant à la qualité de vie locale. Nous vous remercions de votre soutien et nous tenons à remercier particulièrement les commerçants qui nous ont accueillis, comprenant la portée citoyenne et non politicienne de notre mobilisation. Nous vous remercions aussi de continuer à diffuser l’information à tous les Charentonnais et habitants de la communauté de commune que vous rencontrez, à vos amis, vos connaissances, CE SONT AUSSI LES HABITANTS QUI FAÇONNENT LEUR VILLE, IL EST GRAND TEMPS, ENSEMBLE DE DONNER NOTRE AVIS SUR L’EVOLUTION DU PAYSAGE DE NOTRE COMMUNE.

A bientôt,

Christine Rousseau, juriste, Charenton
Agnès Paty, architecte, Saint-Maurice
Gérard Moens, juriste, Charenton
Xavier Moens, architecte, Charenton

vendredi 1 juillet 2011

Lettres ouvertes aux élus



Lettre ouverte aux Élus
 pour la sauvegarde et la reconversion
du groupe scolaire Jean-Jaurès de Charenton




Mesdames et Messieurs les Élus,


Nous avons le plaisir de porter à votre connaissance la création de l’Association pour la sauvegarde et la reconversion du groupe scolaire Jean-Jaurès, régie par la loi du 1er juillet 1901.

Le projet de la Mairie de création de 75 logements avec parking et salle communale, à l’emplacement de l’ex-lycée Jean-Jaurès, un groupe scolaire où de nombreux habitants ont été élèves, suscite une vive émotion parmi les habitants et commerçants de Charenton. Nous craignons en effet de voir disparaître un témoignage remarquable, l’un des fleurons du patrimoine communal.

SAUVEGARDER UN BÂTIMENT-MÉMOIRE DE CHARENTON

Un patrimoine exceptionnel


Achevé en 1936, le groupe scolaire Jean-Jaurès a accueilli des générations de charentonnais avant de devenir un lycée. OEuvre de l’architecte Henri Guyon, lui-même issu d’une famille d’architectes dont la renommée s’étend au-delà de nos communes de Charenton, Saint-Maurice, Maisons-Alfort où ils ont bâti une oeuvre abondante et remarquable, cet ancien groupe scolaire fait désormais partie du patrimoine de Charenton. Il en est même, hormis ses Monuments historiques, un des témoignages majeurs des années 30. Sa valeur patrimoniale, attestée par son référencement dans la base Mérimée, du Ministère de la culture et de la communication qui recense « Le patrimoine monumental français », témoigne de son rayonnement au-delà même de Charenton et de la communauté de communes Charenton - Saint-Maurice.

Le vote inique pour le déclassement de ce bâtiment du patrimoine communal par le Conseil municipal nous a poussés à alerter la population sur l’urgence d’une intervention en vue de sa sauvegarde.
Nos élus peuvent-ils en effet porter la responsabilité de laisser disparaître un bâtiment à la fois repère hautement symbolique de l’histoire de la commune, élément de sa mémoire collective ainsi que témoin remarquable de l’architecture scolaire des années 30 ?

La mémoire d’une ville

Une des caractéristiques de notre commune est d’être le lieu historique d’une mixité réussie qui s’est traduite dans la présence de demeures bourgeoises et aristocratiques à côté de réalisations sociales (quartier Bobillot) et à côté également d’équipements, notamment scolaires, remarquables, témoignant d’une époque soucieuse d’une diffusion de l’éducation dans toutes les couches de la société, et d’une transmission des valeurs républicaines, à travers l’architecture elle-même. C’est de tout cela dont l’ancienne école Jean-Jaurès est une illustration exemplaire et c’est cette histoire qui a façonné le caractère original de Charenton et qui lui permettra de fabriquer son avenir. Soucieux de cet objectif, et non par passéisme, nous pensons de notre devoir de défendre cette architecture et son actualité.

Nos élus doivent-ils porter la responsabilité, en faisant détruire le groupe scolaire Jaurès, de laisser disparaître tout un pan de notre histoire, d’un temps où les Élus construisaient – il faut le rappeler – les écoles au centre des villes et dans des lieux privilégiés tels de véritables palais républicains pour des générations d’enfants comme ici face au Bois de Vincennes ?


UN BÂTIMENT D’UNE GRANDE QUALITÉ ARCHITECTURALE

La grande qualité de l’école Jean Jaurès réside aussi bien dans son architecture que dans le choix de son site. Le bâtiment s’inscrit de façon très réussie face au Bois de Vincennes et en face du Vélodrome et de la Cipale, grâce à un traitement de l’angle des deux avenues dans un rapport juste avec les constructions adjacentes et environnantes, grâce aussi aux terrasses de ses anciennes cours de récréation avec leur vue privilégiée. Le contraste du bâtiment avec les constructions proches, loin d’être dévalorisant, crée un événement dans l’avenue, marquant par là son caractère de bâtiment public avec son fronton et les armes de la ville : reconnaissable par son architecture emblématique des années 30, le groupe scolaire s’affirme, mais sans excès. C’est un repère évident dans le quartier.

Le dessin des façades, en particulier le rapport entre les grandes ouvertures et les pleins, les matériaux, l’appareillage subtil de la brique, l’ensemble des détails de mise en oeuvre sont d’une grande qualité. Le bâtiment affiche une certaine monumentalité – propre aux bâtiments publics car ceux-ci doivent être identifiables – l’harmonie de la volumétrie et du traitement des façades préserve son élégance.

À l’intérieur du bâtiment, on ne peut également que constater la qualité des volumes, des espaces et de la lumière naturelle, malgré son état actuel dû à un manque d’entretien prolongé et à sa vacance. Certains détails remarquables comme les rampes d’escalier Art-Déco, les murs en faïence vert d’eau soulignée de beige, les sols en granito et mosaïque seraient aujourd’hui impossible à réaliser sauf à coût exorbitant.

La valeur patrimoniale de l’école Jean-Jaurès est non seulement attestée par le Ministère de la culture et de la communication, elle est aussi reconnue dans l’ouvrage consacré à l’histoire et au patrimoine de la commune : Charenton-le-Pont, une histoire en trois temps, de Marie-Françoise Laborde, préfacé par M. le Maire, Jean-Marie Brétillon., de Marie-Françoise Laborde, préfacé par M. le Maire, Jean-Marie Brétillon.

« Son fronton, indique M.-F. Laborde, doté d’une horloge et orné d’une mosaïque bicolore surplombe la partie centrale de l’édifice, tandis qu’à chaque extrémité des panneaux de mosaïque portent les armes de la ville. Monumental et équilibré, il s’intègre très bien dans cette rue résidentielle, tout en affirmant son rôle d’équipement public. Il est de plus un des représentants les plus significatifs à Charenton de l’architecture des années 30. » (souligné par nous)
Pourquoi donc après en avoir reconnu les qualités, faudrait-il démolir un bâtiment à la valeur attestée au lieu de réfléchir à sa réhabilitation pour un nouvel usage ?

Comment Monsieur le Maire peut-il prendre la responsabilité d’aller à l’encontre de ce qu’il expose dans le cadre d’une émission de la chaîne IDF1 (Ile-de-France 1, canal 21) consacrée à la ville en décrivant - à travers le quartier Bobillot - avec beaucoup de conviction et de compétence, le caractère remarquable de ces architectures des années 30 ?

UNE NOUVELLE VIE POUR UN BÂTIMENT AU COEUR DE LA VILLE

Situé au bord du bois de Vincennes, mais aussi tout proche du centre ville, l’ancien groupe scolaire jouit d’un emplacement privilégié. Pourquoi ne pas profiter de cet atout pour en faire un élément d’enrichissement et de rayonnement du centre ville ?


Ce bâtiment fut une des pièces maîtresses dans la centralité de la ville de Charenton. Il doit le redevenir avec sa nouvelle destination par une réhabilitation réussie conservant grâce à son architecture les traces sensibles de notre histoire. Ce que préconise d’ailleurs la politique du développement durable : ne pas détruire quand ce n’est pas nécessaire.

En tant que repère hautement symbolique de la commune et élément de sa mémoire collective, ce bâtiment doit trouver une nouvelle destination et de nouvelles fonctions.

Nous devons nous souvenir que le réemploi des bâtiments est une pratique très ancienne (Michel-Ange à Rome par exemple). Les anglo-saxons et pays du nord l’ont redécouverte les premiers à travers notamment la réhabilitation du patrimoine industriel du XIXe siècle. Cette approche a fait école en France avec les reconversions exemplaires de la Grande Halle de la Villette, de filatures à Roubaix, Lille et Tourcoing en logements, des usines Menier pour Nestlé et plus récemment des anciens Moulins de Pantin en bureaux pour la BNP (Reichen et Robert) ; avec l’école d’architecture de Paris-Belleville (J.-P. Philippon) pour ne citer que ceux-ci. Certains comme les Moulins de Paris, non loin de nous, ont accueilli l’Université Paris 7, permettant au nouveau quartier de s’ancrer sur un socle préexistant dont la dimension historique et mémorielle a permis une « greffe » réussie qui n’aurait pu se faire si tout avait été préalablement rasé.le réemploi des bâtiments est une pratique très ancienne (Michel-Ange à Rome par exemple). Les anglo-saxons et pays du nord l’ont redécouverte les premiers à travers notamment la réhabilitation du patrimoine industriel du XIXe siècle. Cette approche a fait école en France avec les reconversions exemplaires de la Grande Halle de la Villette, de filatures à Roubaix, Lille et Tourcoing en logements, des usines Menier pour Nestlé et plus récemment des anciens Moulins de Pantin en bureaux pour la BNP (Reichen et Robert) ; avec l’école d’architecture de Paris-Belleville (J.-P. Philippon) pour ne citer que ceux-ci. Certains comme les Moulins de Paris, non loin de nous, ont accueilli l’Université Paris 7, permettant au nouveau quartier de s’ancrer sur un socle préexistant dont la dimension historique et mémorielle a permis une « greffe » réussie qui n’aurait pu se faire si tout avait été préalablement rasé.

Aujourd’hui des bâtiments de plus en plus nombreux, sans être nécessairement des Monuments historiques, ont prouvé leur capacité à retrouver une nouvelle utilité grâce au travail remarquable d’architectes entourés de maîtres d’ouvrages et d’équipes compétents.

Des possibilités existent pour préserver le groupe Jean-Jaurès et lui redonner une seconde vie. Elles devront dans tous les cas être envisagées à travers la conservation-réhabilitation voire l’extension du bâtiment, mais dans son intégrité, c’est-à-dire dans le respect de son architecture sans que soit altéré le caractère du bâtiment.

Le parti de ne conserver que la façade sur rue est d’emblée à proscrire comme un « façadisme » mensonger, puisqu’en réalité le bâtiment n’existerait plus. La conservation d’un bâtiment suppose une réelle volonté d’en garder le sens et la vérité architecturale. Elle suppose aussi des architectes acceptant de « s’effacer » devant cette architecture pour être d’autant plus créatifs à l’intérieur du bâtiment ou dans ses extensions.

C’est pourquoi nous pensons que la reconversion du groupe scolaire Jaurès est aujourd’hui possible et qu’une étude de faisabilité avec pour objectif la conservation du bâtiment doit être confiée à des architectes spécialistes de la reconversion, puis soumise à la concertation des habitants.



Mesdames, Messieurs les Élus,


La préservation et la mise en valeur du groupe scolaire Jean-Jaurès ne pourront se réaliser sans votre volonté et votre détermination à ne pas laisser détruire un patrimoine communal aussi remarquable. Sauver ce bâtiment, c’est aussi préserver la diversité et la richesse d’un quartier de plus en plus résidentiel où l’architecture, presque exclusivement d’habitations, s’uniformise irreversiblement.


Vous pouvez apporter votre soutien à notre association en adressant vos demandes d’adhésion soit par courriel, soit en téléchargeant le bulletin d’adhésion sur le site ou encore par simple courrier.

 A Charenton le 1er juillet 2011

 Pour l’association, ses représentants :


Agnès Paty, Christine Rousseau, Gérard Moens, Xavier Moens




Téléchargement de la lettres aux élus au format pdf




mercredi 1 juin 2011

Concours Photos "Photographiez votre ville"


La Direction de la Culture organise, du 10 mai au 10 juin 2011 un concours photos numériques gratuit, sur le thème "Photographiez votre ville". Les participants travaillant, vivant ou étudiant sur la Communauté de Communes Charenton - Saint Maurice, peuvent concourir à titre individuel ou collectif (au nom d'une association, d'une famille, d'une classe, d'un atelier, d'un établissement, d'une entreprise… ) et ce dans la limite de 3 photos...


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